La révolution par l’endoscopie

Dernière mise à jour 03/04/25 | Article
L’endoscopie dite «haute» examine le système digestif sur 1,2m, jusqu’au niveau de la partie haute de l’intestin grêle (le duodénum). Tandis que par voie basse, la coloscopie explore le côlon et la partie inférieure de l’intestin grêle (l’iléon). Éclairage avec le Dr Philippe Bichard, médecin adjoint au Service de gastro-entérologie et d’hépatologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Préconisée dans un cadre préventif pour le dépistage du cancer colorectal, la coloscopie (pratiquée sous sédation) s’envisage aussi en cas de diarrhée ou de constipation chroniques, d’anémie inexpliquée, de douleurs inhabituelles ou encore de saignements. Elle est aussi souvent utilisée pour le diagnostic et le suivi de pathologies telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Innovation majeure: l’intelligence artificielle est en cours d’intégration pour le dépistage et la caractérisation des lésions.

En chiffres

50: l’âge préconisé pour effectuer un dépistage du cancer colorectal (plus tôt dans certains cas).

1,6 m: la longueur du système digestif que la coloscopie parvient à explorer. Pour la partie médiane de l’intestin grêle, un dispositif révolutionnaire –la Pillcam– a fait son apparition.

Et ce n’est pas tout, puisque la coloscopie s’est muée au fil des années en procédure interventionnelle effectuant des traitements à part entière. Résection de polypes et de tumeurs superficielles, cautérisation en cas d’hémorragie: elle doit ses nouvelles aptitudes aux outils qu’elle contient (caméras haute définition, colorations virtuelles, systèmes de dissection et de suture), toujours plus miniaturisés, performants et innovants.

Alliée de l’imagerie, l’endoscopie s’associe désormais à l’échographie avec l’écho-endoscopie. Si elle prend le plus souvent la forme d’un endoscope, fin tuyau flexible équipé d’un arsenal de fonctionnalités et relié à un écran, l’endoscopie diagnostique existe aussi aujourd’hui sous les traits d’une gélule appelée Pillcam. Longue d’environ 3cm et contenant une caméra transmettant ses images par ondes à un récepteur porté dans une ceinture, cette pilule avalée par le patient ou la patiente permet d’observer la partie médiane de l’intestin grêle (jéjunum et iléon), inaccessible par l’endoscopie classique.

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Article repris du site  pulsations.swiss

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